Un peu de moi

Mon métier, ma passion

Depuis toute petite, à la question « qu’est ce que tu voudrais faire plus tard ? », je répondais toujours instantanément « MAITRESSE ! ». Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir exercer ce métier qui est aussi pour moi une véritable passion et dans lequel je m’épanouis un peu plus chaque jour. J’ai bien conscience que c’est une chance de pouvoir exercer un métier dans lequel je me sens bien, et que ce n’est pas toujours aussi simple de trouver sa voie…

Il est parfois difficile pour certaines personnes de savoir ce qu’elles veulent faire dans la vie. Il est vrai qu’il n’est pas forcément simple de choisir l’activité qui va occuper une bonne partie de nos journées (et/ou de nos nuits…). Et pourtant, de plus en plus tôt dans leur scolarité, on demande aux enfants de réfléchir à ce qu’ils voudront faire plus tard, de choisir la filière dans laquelle ils vont s’orienter. Cela peut être une véritable source de stress et un vrai questionnement pour ceux qui ne sont pas attirés par un métier en particulier. Malheureusement, il y a aussi des personnes qui rêveraient de pouvoir exercer une profession mais qui n’en ont pas les capacités ou les moyens. Voilà pourquoi j’ai conscience de la chance que j’ai d’avoir pu faire ce que j’aime dans ma vie, et de me lever le matin en n’ayant pas l’impression d’aller travailler.

Ma passion pour ce si beau métier est venue dès le primaire, alors que j’étais dans une classe unique et que j’étais archi fan de ma maitresse. Elle a été pour moi comme une deuxième maman, si bienveillante et douce. Dès l’entrée au collège, je savais donc exactement où je voulais aller et ce pourquoi je bossais dur à l’école. Parce que c’est certain, il est toujours plus simple de savoir pourquoi on travaille dur ! J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont aussi toujours soutenue dans mon choix et qui ont tout fait pour que je réussisse à atteindre mon but.

J’ai donc passé les différentes étapes, avec plus ou moins de difficultés… Le lycée, la fac de lettres puis l’IUFM. J’ai parfois eu des moments de doute, mais j’avais la chance d’avoir une famille et des amis qui me soutenaient et me poussaient à ne rien lâcher. Les petits boulots que je faisais durant l’été pour gagner un peu d’argent me confirmaient aussi que je ne devais pas baisser les bras, car j’ai pu à ce moment là me rendre compte de ce que c’était de se lever le matin en n’ayant pas envie d’aller travailler !

Lorsque j’ai obtenu le concours en 2013, j’ai su que je n’avais pas fait tout ça pour rien. J’étais tellement heureuse d’avoir réussi ! Mais contre toute attente, mes premières années dans le métier n’ont pas été simples… En effet, ayant passé mon concours dans le public, je me suis retrouvée dans une longue liste de personnes attendant un poste. L’avantage, c’est que quoi qu’il arrive, je savais que j’aurai du boulot, ce qui n’est pas du tout le cas dans d’autres métiers. Mais ces années d’attente pendant lesquelles je me suis retrouvée en surnombre et j’ai été envoyée sur des remplacements plus ou moins longs a été assez difficile pour moi. D’une part parce que j’ai parfois été obligée de partir loin de chez moi ou même de déménager (et encore, je ne suis pas prof dans le secondaire, j’ai donc pu rester dans mon département !) et d’autre part parce j’avais du mal à m’investir à fond dans mon travail, sachant que je finissais toujours par repartir et que j’avais toujours une impression d’inachevé. Avec du recul, je sais que ces années ont été très bénéfiques dans mon parcours et que j’ai appris plein de choses dans ces remplacements. Mais je suis aujourd’hui vraiment heureuse d’avoir enfin MA CLASSE !

Il y a un an, j’ai donc obtenu un poste dans une petite école à 2 classes. J’ai par la même occasion hérité de la direction de cette école, ce qui était un choix pour moi. J’ai une classe de maternelles/CP avec un petit nombre d’élèves. C’est un niveau que j’adore car on voit beaucoup les enfants progresser à cet âge là et que l’apprentissage de la lecture est un moment assez magique dans la vie d’un élève. De plus, le fait d’être dans une petite école me plait aussi beaucoup. C’est un peu comme une famille, on connait tous les parents, les enfants sont proches les uns des autres… Le fait qu’il y ait plusieurs niveaux dans une même classe est pour moi très bénéfique pour les élèves. Les plus grands aident les plus petits et apprennent plus rapidement à être autonomes et les plus petits prennent souvent exemple sur les plus grands et ont envie de faire comme eux.

Ce que j’aime particulièrement dans ce métier, c’est que même si je suis là pour apprendre des choses aux enfants, ils m’en apprennent autant. Je grandis un peu plus chaque jour à leur contact. On ne s’ennuie jamais, il y a toujours quelque chose à améliorer ! Récemment, je me suis lancée dans de nouvelles façons de travailler avec les maternelles. J’ai découvert la pédagogie Montessori grâce à l’excellent livre de Céline Alvarez. Je n’applique pas cette méthode à 100 % dans ma classe car j’aime adapter mes pratiques à mes élèves. Mais cette idée de laisser l’enfant découvrir par lui même et d’apprendre en manipulant me plait beaucoup. J’essaie d’ailleurs progressivement d’appliquer cette pédagogie avec les CP afin de les aider à progresser à leur rythme.

Vous l’aurez compris, ce métier me passionne… Et j’essaie chaque jour de donner à mes élèves cette envie d’apprendre pour qu’ils puissent eux aussi un jour faire un métier qu’ils aiment. J’essaie surtout de leur montrer que lorsqu’on aime ce que l’on fait, on finit toujours par réussir.

 

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